lundi 20 avril 2009

Mes colocs

Mea culpa, j’ai vraiment délaissé ce blog ces derniers temps. Il faut dire que je passe mon temps à écrire, mais plus vraiment pour moi-même. Certains articles me tiennent à cœur, donc je les écris quand même un peu pour moi. Je n’écris cependant pas sur mon expérience québécoise comme j’ai pu le faire sur celle de Berlin !

Je me rattraperai au fur et à mesure !

Pour cette fois-ci, je présente mes colocs, et la prochaine fois, je m’étendrai sur une petite escapade à Québec le week-end dernier !

J’ai donc deux colocataires.


Marie-Pier est originaire de Sept-Île, une région qui n’a en fait que six îles, c’est la faute à ce maudit Jacques Cartier qui ne savait pas compter. Sept-Île, c’est là haut, sur la côte nord. A quelques 8 heures de routes de Montréal.

Je tiens à préciser que la première chose à laquelle doit s’habituer un français, ici, ce sont les distances. Le fait qu’on puisse traverser notre pays dans le sens de la longueur en moins d’une journée n’est pas un concept très répandu au Canada.

Donc, je disais, Marie-Pier vient de Sept-Île, et Sept-Île, c’est loin. A part ça, c’est une super coloc, qui vient de réussir son barreau pour devenir avocate, actuellement stagiaire dans l’un des plus gros cabinets d’avocats d’Amérique du Nord et qui se fait littéralement exploité par ledit employeur à mon sens ! Je suis ravie de l’avoir comme coloc jusqu’à la fin de mon séjour ici, car on s’entend bien et qu’elle est vraiment gentille.

Vincent vient de Sherbrooke. Là, si je ne m’abuse, c’est au sud de Montréal, environ une heure en bus. Vincent aussi est très sympa. Mais c’est une chose à laquelle il faut s’habituer au Québec : les gens sont, d’une manière générale, plus chaleureux qu’en Europe. Ils ont leurs lots d’abruti, comme partout, mais ils sont mieux cachés ! Je voudrais bien vous parler de Sherbrooke, mais je n’en sais que ce que Vincent a bien voulu m’en dire : c’est la ville natale de Garou. Je suis bien avancée avec ça.

Sinon, Vincent, c’est le papa-poule de la maison. Quand Marie-Pier et moi sortons, il réagit comme un grand frère : il nous dit de faire attention, de ne pas conduire trop vite, d’être prudentes. C’était déstabilisant au début (« non mais de quoi j’me mêle ?! ») mais c’est sympa en fin de compte. A un moment, il a nourrit l’espoir illusoire de me faire apprendre le québécois. Ce n’est pas que j’y mettais de la mauvaise volonté (même si j’avoue que ce n’était pas franchement ma priorité !), mais je suis nulle côté accent ! Pantouflard diplômé et assumé, Vincent va pourtant bientôt nous quitter (dans une semaine pour être précise, c’est pourquoi il était temps de le présenter !). Le nouveau coloc, je ne le connais pas. C’est le propriétaire de l’appartement qui gère directement les locataires, ce qui a plus d’inconvénients que d’avantages (d’ailleurs j’ai du mal à voir où sont les avantages). On verra bien donc. De toute façon, s’il n’est pas sympa, Marie-Pier et moi, on mord !

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