lundi 23 mars 2009

Let's go to the mall...

Les centres commerciaux canadiens, c'est quelque chose ! Je ne connais pas ceux de Paris, donc je ne peux pas comparer. Mais j'ai bien vu ceux de Berlin, et question taille, ils font pâle figure à côté des montréalais !
Hier, j'étais d'humeur shopping. J'avais déjà demandé à Mélissa, une collègue, où est-ce que je pouvais "magasiner" à Montréal et elle m'a donné l'adresse du Centre Eaton. Maintenant je sais qu'il faut s'y rendre avec un GPS ! Où au moins un plan des lieux. Le RdC, ça va. Mais alors, le 1er sous-sol... il communique avec d'autres bâtiments, et il etait très étendu. Du coup je me suis perdue ! Enfin, c'était quand même très sympa, j'ai trouvé des magasins intéressants, et en plus c'était les soldes !

Mais pour contrebalancer le positivisme du début de ce message, je vais maintenant aborder... mon téléphone portable. J'en ai pris un pour une question de nécessité, mais si j'avais pu m'en passer ça aurait été avec plaisir. Déjà, j'ai dû racheter un nouveau portable et c'était cher. Ensuite, la moitié des touches de ce téléphone conduisent à de l'internet, et bien sûr, chaque connexion déduit du forfait. Et pas qu'un peu. Le plus beau, c'est que si je n'ai pas de crédit, je ne suis pas joignable ! Et quand les gens m'appellent, je paye aussi ! Magnifique non ? Bref, encore une fois, quand on expérimente certains trucs déplaisants à l'étranger, on se dit que la façon dont ça fonctionne dans l'hexagone n'est pas si mal (ou même à plus large échelle, en Europe !).

Toujours pas de photos, mais je commence à me motiver pour en faire (il était temps aussi !)

samedi 21 mars 2009

Reflet de société

Il était quand même temps de reprendre la plume ! A vrai dire, je ne l’ai jamais autant utilisé que maintenant, cette fameuse plume, mais j’ai quand même un peu délaissé ce blog. Par contre, sur mon autre blog, je suis plus inspirée en ce moment !
Mais passons !

J’ai commencé mon stage à Reflet de Société. C’est un journal communautaire qui fonctionne avec le Café Graffiti, un lieu très jeune et culture hip hop, du break dance au graffiti. Le journal à proprement parlé est plus éclectique, et se décline en un webzine et un bimensuel papier. Pour l’instant, je travaille essentiellement sur le webzine. C’est très intéressant, car c’est un support d’avenir (et déjà même du présent !) et c’est très instructif de comprendre son fonctionnement. Car il ne suffit pas simplement de savoir utiliser internet pour faire fonctionner un webzine.

Du coup ça se passe très bien, l’ambiance est bonne, on me laisse une certaine autonomie tout en me dirigeant que je suis un peu perdue… bref, pour l’instant, que du bon !

Je vous laisse donc avec l’adresse du blogue/webzine sur lequel les articles sont publiés ^^

* pas de photos, je n'ai pas encore utilisé mon appareil photo pour l'instant *
* mais ça viendra *

lundi 9 mars 2009

On prend ses marques...

Me voici enfin au Québec ! Potentielle terre promise si elle n’était pas si indécemment glacée une trop grande partie de l’année. Et plus précisément, je suis à Montréal, chef lieu officieux, capitale économique de la région, comme on me l’a présenté. J’avoue que je ne suis pas venue totalement en aveugle : quelques jours passés dans la Belle Province il y a maintenant quatre ans m’avaient donné un aperçu pour le moins alléchant de ce qu’offre la vie chez nos voisins américains. Et pour l’instant, je dois bien confirmer que je m’y plait, au pays des caribous (ça y est, j’ai épuisé toutes les métaphores utilisables à propos du Québec ! J’ai bien pensé à faire mention de Céline Dion, mais je me suis ravisée).

J’ai même trouvé un logement qui me plait beaucoup (les photos suivront quand j’aurais la motivation de les faire). Ce qui m’a moins plu, c’est le supermarché. Alors là, je préviens, je vais passer en mode « française à l’étranger qui se la pète à propos de la cuisine française ». Je ne suis généralement pas particulièrement fière de la cuisine française, et le côté ethnocentrique qu’on a, nous, les gaulois, en particulier quand on voyage, m’exaspère au plus haut point. Mais je dois avouer que les supermarchés sur le continent nord-américain (ce n’est pas très diplomate d’associer Québec et USA, mais il n’empêche qu’en la matière, l’influence américaine est indéniable), c’est tout un poème ! D’une part, les proportions ne sont pas exactement les mêmes. J’ai du avoir l’air particulièrement idiote quand j’ai voulu acheter un shampoing : j’ai littéralement bloqué devant le rayon pendant 45 bonnes secondes. Je me suis demandé si c’était de la vente en gros. Un flacon qui doit faire à peu près deux fois et demie la taille des nôtres. La nourriture, même chose. A croire qu’il n’y a pas de célibataire au Québec, que des familles nombreuses ! Mais ça encore, c’est surprenant, pas dérangeant. Là où j’ai eu du mal, c’est le rayon fromage. Un rayon fromage comme ça en France serait l’objet de poursuite judiciaire. Ya le choix entre Cheddar et Cheddar. Quand on a de la chance, ya mozzarella aussi. Je ne suis pourtant pas particulièrement fan de fromage, mais quand j’ai vu ça, j’ai pas pu retenir un soupir.

Un truc bien, par contre, c’est le décalage horaire ! Je me réveille toute seule sans problème à 6h30 du matin, et je tombe de sommeil dès 22h ! C’est très pratique pour remettre en place un cycle de sommeil qui faisait un peu n’importe quoi comme le faisait le mien !

Ce sera tout pour cette missive ! J’aurais bien d’autre chose à raconter, comme le début aujourd’hui de mon stage, mais ça sera pour une autre fois, sinon je ne suis pas sortie des bois (il n’y a pas d’auberges au Québec, seulement des bois, dixit mon collègue). Et comme on dit au Québec pour se dire au revoir : Bonjour !

jeudi 5 mars 2009

Et on recommence


Bon, ma dernière sortie berlinoise, ça a été l'Asie du Sud-est. Et la Nouvelle-Zélande. Un peu d'Afrique aussi. Enfin, pour être plus précise, la flore de tout ces beaux coins ! Donc, oui, ce n'est pas typiquement allemand, mais je suis allé au jardin botanique de Berlin, qui se trouve dans le quartier de Dahlem. Quartier sympa d'ailleurs et le jardin est agréable aussi, il vaut le coup d'oeil.




Et ensuite, direction Paris, où j'ai pris mon avion pour Montréal. Alors, pour tout ceux qui veulent partir à Montréal, j'ai pris la compagnie Air Transat. Personnel très sympa, avion correct, bref, rien à dire, si et seulement si vous voyager léger. Pour des vacances ou si vous êtes un ascète. Mais quand on s'envole sans retour pour les quatre prochains mois, et qu'en conséquence on a environ 40 kg de baggages, et bien, prendre une compagnie charter est une très mauvaise idée (ou alors vous prenez une place business, tant qu'à payer cher, autant que ça soit pour du confort). Donc, tout ça pour dire que j'ai du payer 200 € en plus. Certes, je n'avais pas payé mon billet cher, mais à ce prix là, j'aurais mieux fait de prendre Air France. En fait, cela vaut pour absolument toutes les compagnies charter. Quand on voyage sans beaucoup de baggages, c'est une très bonne solution, mais dès qu'il s'agit de déplacement plus important, faut pas essayer !

Après tous ces problèmes bien onéreux et huit heures de vol, me voici donc à Montréal. Première chose: il fait vraiment froid. Genre, pour de vrai. -10° ça fait passer le temps de Berlin (que je ne trouvais déjà pas franchement chaud) pour un climat tropical. J'exagère, d'accord. Mais ça fait un choc ! Et dire qu'ils peuvent faire pire en matière de température ! Je suis décidément bien contente d'arriver en mars.
Maintenant, je cherche un logement. Hier, je me suis balladé un peu. Première remarque: les distances ne sont pas les mêmes ! J'avais beau savoir que c'est beaucoup plus grand que les distances européennes, en pratique, ça fait quelque chose ! Deuxième remarque: les rues sont vraiment droites ! Le plan de ville à l'américaine, avec des rues perpendiculaires et parallèles les unes aux autres. C'est étrange. Troisième remarque, enfin: mais il n'y a pas d'opérateur téléphonique au Québec ?! Je me suis tapé pratiquement toute la rue je sais plus quoi, l'une des rues principales de la ville en tout cas. Et j'ai pas aperçu ni un magasin de téléphone, ni un coiffeur, ni une boulangerie. Les magasins sont très différents je trouve. C'est un peu étrange d'ailleurs, il faut s'habituer. Beaucoup de théâtre, de magasins de vêtement (j'ai croisé un magasin dont le nom était "Le rock" et qui passait du Eminem à fond... cherchez l'erreur !), quelques "dépanneurs" (qui ressemble pas mal au magasin de nuit de Berlin: essentiellement de l'alcool et de la junkfood à l'intérieur !). Mais je n'ai vu qu'une rue, en plus de celle où je loge pour le moment, donc c'est un peu tôt pour faire des conclusions.

Plan pour aujourd'hui: visiter des apparts, pour trouver des collocs !

mardi 17 février 2009

Quand tu es un étudiant Erasmus...

Mon semestre Erasmus s'achève. Les cours sont finis (même si j'ai encore des dossiers à rendre, en allemand bien sûr, ce qui ne me simplifie pas la tâche), et je ne vais pas tarder à partir pour le Canada. Bref, du coup, j'ai eu envie de faire ce genre de petites listes qu'on trouve un peu partout sur le net. Donc, d'après ma propre expérience, quand on est étudiant Erasmus, ça donne ça...

  • Tu cherches désespérément les produits que tu connais dans les supermarchés.
  • Dans ces mêmes supermarchés, dès que tu vois quelque chose écrit dans ta langue, tu détailles avec joie l’étiquette.
  • Quand tu rencontres quelqu’un de ton pays, tu sympathises aussitôt, même si c’est quelqu’un que tu n’aurais pas cherché à connaître chez toi.
  • Quand tu es dans le métro/bus/dans la rue et que tu entends quelqu’un qui parle ta langue maternelle, tu ne peux pas t’empêcher d’écouter sa conversation.
  • Tous le monde est persuadé que tu fais la fête tous les jours, que t’as pas de travail, bref, que c’est une année d’éclate. En fait, tu galère comme pas permis pour comprendre tes profs, les autres élèves, et la tonne de bouquins et de textes que tu dois lire. Pendant ton année Erasmus aussi, tu dois valider tes semestres…
  • Mais tu fais la fête très souvent quand même… faut bien en profiter !
  • Souvent, quand tu leurs parles dans leur langue, les gens te répondent en anglais.
  • Il y a toujours quelqu’un persuadé de savoir dire quelque chose dans ta langue. Sauf qu’avec l’accent, tu ne comprends rien. Tu fais semblant.
  • Les gens te repèrent systématiquement à l’accent, et tu es toujours obligé(e) d’expliquer qui tu es, d’où tu viens, et pourquoi tu es là.
  • Les gens te repèrent aussi à tes habitudes différentes des leurs. Tu te tapes la honte, et eux, ils se marrent.
  • Dès que quelque chose t’énerve, tu pestes dans ta langue maternelle tout fort, puisque personne ne sait de quoi tu parles. Tu as tort, peut bien y avoir dans les parages quelqu’un qui te comprends…
  • Le sourire est devenu ta meilleure arme : quand tu n’as pas compris, quand tu ne sais pas comment répondre… et le mieux, c’est que ça marche !
  • Dans ton sac, il y a toujours un dictionnaire. Toujours.
  • Tu perds ton vocabulaire… dans ta propre langue !
  • Mais peu importe les galères, tu te dis toujours que c’est une super expérience. Et tu reviens avec des amis du monde entier.


L'image, c'est ma rue ce matin ^^ J'adore la neige, et le moins que je puisse dire, c'est que par ici je suis servie ! En plus il fait une journée magnifique, ça faisait un moment que je n'avais pas vu le soleil ^^ Un avantage de ne pas vivre au centre ville, c'est que la neige reste un petit moment belle, blanche et propre, tandis qu'au centre ville ça se transforme tout de suite en bouillasse maronâtre ! Je prendrai d'autres photos quand j'irai à la pharmacie, un peu plus tard (oui, parce que je suis encore malade bien sûr, sinon ça ne serait pas drôle...)

jeudi 5 février 2009

Le mur de Berlin

Nous sommes en 2009 (oui, j'aime bien commencer mes articles avec des assertions d'une évidence qui frôle la bêtise). Or, c'est quelque chose que je n'avais pas réalisé tout de suite (ça m'a même pris un bon mois, ce qui n'est pas exactement un exemple de rapidité intellectuelle !), mais 2009 ne sera pas une année comme les autres pour l'Allemagne, et en particulier pour Berlin.

Je ne serai plus à Berlin à ce moment là, c'est pourquoi j'en parle maintenant, même si ce n'est que pour dans 9 mois (le temps joue contre moi, cette durée risque de donner lieu à quelques malentendus !). J'arrête de tourner autour du pot: le 9 novembre prochain, l'Allemagne fêtera les 20 ans de la chute du mur de Berlin. Quand j'en ai pris conscience, ça m'a fait une sorte de minichoc. Seulement 20 ans se sont écoulées. Même moi j'en ai 21. L'histoire est parfois plus proche de nous que l'on ne l'imagine.
Bref, tout ça pour dire que 2009 et 2010 seront des années d'anniversaires importants pour l'histoire allemande, et je regrette de ne pas pouvoir y être, car les expositions et colloques prévus risquent d'être fort intéressants.

Juste pour la culture G

Le mur de Berlin fut érigé dans la nuit du 12 au 13 août 1961.

C'est l'un des symboles les plus forts de la guerre froide, signe d'autant plus tangible qu'il séparait une ville, un pays, et deux idéologies.

Le premier point d'ouverture du mur de Berlin fut celui de Bornholmer Strasse.

Le violoncelliste virtuose Mstislav Rostropovitch vint jouer, au pied du mur, une suite pour violoncelle de Bach, ce qui deviendra l'un des symboles de cet évènement.

L'Europe coupée en deux était une idée désormais ancrée dans les esprits. La chute du mur de Berlin a tout remis en question, et a été le point de départ du délitement des régimes communistes dans les autres pays de l'Europe de l'est.

Le nombre de victimes du murs (les personnes ayant tenté de passer de l'est à l'ouest) est assez incertain. Il varie entre 450 et plus de 1000 personnes.

mercredi 4 février 2009

Motivation, motivation...

Je suis rentrée (un peu tard je l'avoue) en hibernation. Faut dire qu'il continue à faire du -4° le matin par ici, et j'ai appris qu'au Québec, le -10° était tout à fait normal jusqu'à fin mars (heureusement, s'il n'est pas l'exception, il n'est pas non plus la règle). Bref, avant de partir, je disais haut et fort que je n'avais pas peur du froid, et bien il s'avère que c'est parce que je ne savais pas ce que c'était vraiment, le froid T.T
Donc, je suis passée en mode "ours grognon qui se pelotonne sous ses couvertures et qui refuse d'en sortir". Charmant, je sais.
Enfin, il faut se réveiller, avec les examens qui se pointent, et ce pour le plus grands plaisir des erasmus. L'imbécile qui vous affirme qu'une année Erasmus, c'est une année où l'on ne fiche rien, est un imbécile, justement. Parce que rédiger 20 pages, sur Machiavel, en allemand, je n'appelle pas ça "rien". Devoir disserter sur Bourdieu et le système scolaire français, toujours en allemand, c'est pas très reposant non plus. L'avantage, c'est que les allemands savent à quel point leur satanée langue (mais que j'adore quand même) est difficile, donc ils ne sont pas surpris que je dise/écrive n'importe quoi.

Pour finir sur l'image, c'est le Siegessäule. J'ai décidé de passer le reste de mes dimanche à visiter quelque chose à Berlin, le temps m'y ait compté. Der Sieg, en allemand, c'est la victoire. Die Säule, c'est la colonne, le pilier. Le Siegessäule, c'est donc le monument à la victoire. Ne me demandez pas pourquoi "es" s'est rajouté entre les deux, c'est une histoire de "s" à ajouter pour faire un mot composé, même les allemands ne veulent pas en entendre parler de ses bêtes là (rien de pire que de devoir expliquer la grammaire de sa propre langue !). Ce petit monument, pour en revenir à lui, a donc été érigé pour commémorer l'écrasante et magnifique victoire des troupes prussiennes sur la France en 1870/71. Non, les allemands n'ont pas la folie des grandeurs ^^ (je sais, c'est l'hôpital qui se fout de la charité !)
Enfin, c'est un monument que j'aime bien, il est au bout d'une très grande allée, et on le voit de loin (depuis la Brandenburger Tor en fait).

Voilà pour aujourd'hui. Je me suis dit que ça faisait un petit moment que je n'avais pas écrit. J'essaierai de redonner quelques nouvelles européennes avant mon départ pour le nouveau monde ! Enfin, si ledit nouveau monde me laisse rentrer, mais ce sera l'objet d'un autre post !