vendredi 19 juin 2009
Je veux mon chaaaat !
Surtout que Mélissa, qui travaille à Reflet de Société et qui habite juste au dessus du bureau, a tout plein de chats qui viennent nous faire coucou quand l'envie leur en prend (pas assez souvent à mon goût !).
Bref, j'avais juste envie de le dire ^^ J'ai hâte de retrouver mon monstre (et accessoirement ma famille et mes amis !). Mais ça va être plus tard que prévu: j'ai décidé de rester jusqu'à fin juillet au Québec !
Pour le programme, à venir sur le blog: des photos du musée des civilisations d'Ottawa, que j'ai oublié de poster (mea culpa !), des photos avec ma petite soeur, qui traverse l'océan rien que pour moi, et peut-être des photos d'une hypothétique virée à New York (si la banque est d'accord !).
jeudi 11 juin 2009
Le parlement
J’ai pu visiter le parlement, un bâtiment magnifique et plein d’histoire ! Vraiment un bon moment, c’est un endroit très intéressant, en particulier d’un point de vue architectural ^^. J’ai fait vraiment beaucoup de photos, en voici un petit échantillon !
La bibliothèque du parlement, d’une beauté à couper le souffle !
La vue depuis la tour de la paix, la tour principale du parlement
mardi 9 juin 2009
Lady Dive at Ottawa
Marie-Pier m’a conseillé de faire un truc très sympa pour découvrir la ville: prendre un bus Lady Dive. Ce sont des bus qui font des tours de villes pour touristes, jusqu’ici rien de très original. Là ou ça devient intéressant, c’est que ce sont des bus amphibies qui vont dans l’eau ! Une partie du voyage se passe donc dans la rivière des Outaouais, Ottawa River dans le jargon de Shakespeare. C’était vraiment très amusant ! Et c’est un bon moyen pour découvrir la ville et repérer ce que l’on veut revoir plus tard !
Le Lady Dive, sur la terre ferme !
Je ne me souviens pas du nom de la sculptrice de cette grosse araignée.
Tout ce dont je me souviens, c’est qu’elle a appelé sa création “Mom”, car sa mère lui faisait penser à une araignée, pour le côté travailleur (?!?)
Ca vous dit quelque chose ? Normal, le château Laurrier a inspiré celui de la Belle et la Bête ! C’est un hôtel, dont on dit que le 4ème étage est hanté ^^ Enfin, j’avais pas les moyens d’y passer la nuit pour vous confirmer ça !
dimanche 7 juin 2009
Week-end à Ottawa
Le week-end dernier, Marie-Pier m’a emmené à Ottawa (il faudra que je pense à lui décerner officiellement le titre de Meilleure coloc de tous les temps !). Donc, ça me donne une bonne occasion de remplir un peu ce blog que je laisse à l’abandon !
Ottawa est la capitale canadienne (j’espère que je ne vous apprends rien !), mais contrairement à ce que les français pourrait penser (Paris oblige), ce n’est pas un grand centre. Des villes telles que Toronto, Vancouver ou Montréal sont plus dynamique aussi bien sur le plan économique que sur le plan artistique. Mes collègues m’ont parlé d’Ottawa comme d’une ville de fonctionnaire, pépère et peu intéressante. J’avais quand même envie de me faire une idée. Et puis surtout, c’est pas tous les jours que j’ai l’occasion de visiter des villes canadiennes, dons je n’ai pas hésité longtemps !
Première impression: très bonne ! Ottawa est effectivement une ville plus calme (et plus petite) que Montréal, mais elle ne manque pas de charme ! Et il y a de la vie le week-end, des trucs à faire et à voir. J’ai pu visiter le marché, le parlement, les environs, bref, c’était vraiment sympa ! Je trouve que, contrairement à Montréal qui est très américanisé, Ottawa a su garder un charme propre. Cette ville correspond davantage à l’image que je me fais de la ville canadienne et elle est plus bilingue que Montréal ! C’était une surprise, car la métropole québécoise a l’image de capitale du bilinguisme en France. Il est vrai que dans certains quartiers, on entends autant d’anglais que de français, mais les personnes totalement bilingues (comme Marie-Pier ^^) sont rares: il y a des anglophones qui baragouinent un peu de français, et surtout, beaucoup de Québécois qui ne veulent pas parler anglais. Je trouve ça dommage, mais vu mon niveau dans cette langue, je vais m’abstenir de commentaires !
Bref, j’ai beaucoup aimé Ottawa, c’est une ville où il fait bon de vivre je pense ! Pour du tourisme en revanche, ce n’est pas très intéressant, en deux jours, j’en ai quasiment fait le tour. J’ai commencé par le Marché By, By Ward Market en VO. Toute une série de stand sur quelques blocs carré, de fleurs, de bijoux, de friandises typiques. C’est un coin sympa pour se balader ou manger quelque chose.
La suite dans un prochain billet…
mardi 19 mai 2009
Hôpitaux et pharmacie au Québec
J'étais juste malade. Sauf que Marie-Pier m'a emmené aux urgences, pour consulter un médecin. Apparemment, c'est plus courant de faire ça que d'aller voir un médecin dans un cabinet privé, ce qui un avantage: les hôpitaux disposent de laboratoires et peuvent faire des analyses. On sait donc tout de suite quels est la sale petite bêtes qui nous donne de la fièvre et nous fait ressembler à une loquer. A vrai dire, je n'ai pas grand chose à reprocher aux hôpitaux. Les médecins sont courtois et compétents (a priori, j'étais pas à l'article de la mort non plus !). Les deux points négatifs sont les suivants: d'une, j'ai du aller dans une clinique privée. Parce que n'étant pas canadienne, je dois payer d'abord, et me faire rembourser ensuite par mon assurance. L'hôpital public dans lequel je suis allé en premier m'a demandé 600$, soit plus de 350 €. J'ai cru que la fièvre me faisait délirer. Surtout quand la comptable de l'hôpital m'a dit d'un air désolé qu'il était peut-être mieux d'aller dans une clinique privée, c'est moins cher. En soi, je trouve ça absurde, mais c'est parce que les hôpitaux publics payent la "sécurité sociale" canadienne, alors que les cliniques privées, non. Bref, 100$ plus tard, on m'accepte comme "patiente sans rendez-vous" dans la clinique privée. Et c'est là que se trouve le deuxième point négatif: arrivée vers 10h30, j'en suis ressortie à 18h. Ca fait long quand même. Enfin, j'étais tellement dans la lune que c'est passé sans trop de mal.
Deuxième volet de ce billet sur la santé: les pharmacies. Tout un poème. Quand j'ai acheté mon portable, le vendeur m'a dit que je pouvais acheter des recharges de crédit dans les pharmacies. Je me suis demandé s'il était sérieux. Il l'était. Les pharmacies, en fait, ici, c'est un supermarché du médicament dans lequel on trouve, en plus, des trucs à manger et à boire (chips et sodas en première ligne), des magazines, des cartes de téléphone... ya même un petit bureau de poste. Une bonne partie des médicaments sont "devant le comptoir" comme disent les pharmaciens, c'est-à-dire accessible à tous. Et à la caisse, ce ne sont même pas des pharmaciens, donc si vous faites des provisions de somnifères, il n'y a pas de professionnel de la santé pour prendre l'initiative de discuter avec vous et peut-être vous conseiller mieux ! La partie "pharmacie" au sens propre du terme est une partie seulement du magasin, où l'on donne ses prescriptions.
J'avoue que je n'aime pas du tout les pharmacies d'ici. Je les trouvent "malsaine": on peut se procurer sans contrôle des médicaments qui ne sont pas anodins (les somnifères sont en libre-service, je ne sais pas si c'est aussi comme ça en France, mais ça m'a vraiment étonné). Au moins, quand je vais dans une pharmacie en France, j'ai l'impression d'avoir affaire à des professionnel de la santé, dans un univers médical. Ici, c'est le commercial qui domine. C'est dans ce genre d'endroit qu'on sent le côté "USA" du Québec. Ce n'est pourtant pas le genre d'influence qui est très positive. Je ne remet pas en cause le professionnalisme des pharmaciens québécois, loin de là, mais la marchandisation à outrance de la santé est typique du système nord-américain, qui à fait ses preuves comme un très mauvais système.
lundi 20 avril 2009
Week-end à Québec
Québec, c’est censé être la « capitale » du Québec. En tout cas, c’est là que se trouvent parlement et gouvernement. Québec est cependant vu comme une ville de fonctionnaire qui est largement moins dynamique que Montréal, véritable poumon économique de la région (selon mes sources montréalaises en tout cas !).
Ce fut un week-end sympa. Québec est une jolie ville, en particulier le « Vieux-Québec », le coin le plus touristiques, très européen parait-il. On a un peu fait le tour de la ville, c’était agréable. Mais ce n’est pas un endroit où il est intéressant de rester plus d’un week-end je trouve. Certes, c’est plus joli que Montréal, mais c’est aussi beaucoup plus artificiel. Le côté européen détonne, il fait un peu Disneyland. Quitte à visiter, je pense que je préfèrerais partir du côté du Lac Saint-Jean, ou de la Gaspésie. C’est malheureusement un peu trop loin et/ou trop cher pour que je puisse faire ces voyages avant mon départ. Mais je reviendrai un jour au Canada, pour visiter ce pays si particulier, si violemment contrasté, si attirant.
Mes colocs
Je me rattraperai au fur et à mesure !
Pour cette fois-ci, je présente mes colocs, et la prochaine fois, je m’étendrai sur une petite escapade à Québec le week-end dernier !
J’ai donc deux colocataires.

Marie-Pier est originaire de Sept-Île, une région qui n’a en fait que six îles, c’est la faute à ce maudit Jacques Cartier qui ne savait pas compter. Sept-Île, c’est là haut, sur la côte nord. A quelques 8 heures de routes de Montréal.
Je tiens à préciser que la première chose à laquelle doit s’habituer un français, ici, ce sont les distances. Le fait qu’on puisse traverser notre pays dans le sens de la longueur en moins d’une journée n’est pas un concept très répandu au Canada.
Donc, je disais, Marie-Pier vient de Sept-Île, et Sept-Île, c’est loin. A part ça, c’est une super coloc, qui vient de réussir son barreau pour devenir avocate, actuellement stagiaire dans l’un des plus gros cabinets d’avocats d’Amérique du Nord et qui se fait littéralement exploité par ledit employeur à mon sens ! Je suis ravie de l’avoir comme coloc jusqu’à la fin de mon séjour ici, car on s’entend bien et qu’elle est vraiment gentille.
Vincent vient de Sherbrooke. Là, si je ne m’abuse, c’est au sud de Montréal, environ une heure en bus. Vincent aussi est très sympa. Mais c’est une chose à laquelle il faut s’habituer au Québec : les gens sont, d’une manière générale, plus chaleureux qu’en Europe. Ils ont leurs lots d’abruti, comme partout, mais ils sont mieux cachés ! Je voudrais bien vous parler de Sherbrooke, mais je n’en sais que ce que Vincent a bien voulu m’en dire : c’est la ville natale de Garou. Je suis bien avancée avec ça.
Sinon, Vincent, c’est le papa-poule de la maison. Quand Marie-Pier et moi sortons, il réagit comme un grand frère : il nous dit de faire attention, de ne pas conduire trop vite, d’être prudentes. C’était déstabilisant au début (« non mais de quoi j’me mêle ?! ») mais c’est sympa en fin de compte. A un moment, il a nourrit l’espoir illusoire de me faire apprendre le québécois. Ce n’est pas que j’y mettais de la mauvaise volonté (même si j’avoue que ce n’était pas franchement ma priorité !), mais je suis nulle côté accent ! Pantouflard diplômé et assumé, Vincent va pourtant bientôt nous quitter (dans une semaine pour être précise, c’est pourquoi il était temps de le présenter !). Le nouveau coloc, je ne le connais pas. C’est le propriétaire de l’appartement qui gère directement les locataires, ce qui a plus d’inconvénients que d’avantages (d’ailleurs j’ai du mal à voir où sont les avantages). On verra bien donc. De toute façon, s’il n’est pas sympa, Marie-Pier et moi, on mord !
